Le hamac chaise, ou fauteuil suspendu, s’installe là où un hamac classique ne passe pas : sous une poutre de terrasse, une branche solide ou un support autoportant. On s’y assoit comme dans un cocon, les pieds au sol ou repliés, un livre à la main. Peu encombrant et vite installé, il séduit autant sur un balcon que dans un salon. Mais entre un modèle qui vous berce en douceur et un autre qui tourne comme une toupie, quelques détails font toute la différence. On vous guide.
| Modèle | Points forts | Idéal pour |
|---|---|---|
| Chaise avec barre d’écartement | Assise large et ouverte, entrée et sortie faciles | Détente sur terrasse ou véranda |
| Chaise cocon suspendue | Enveloppante, effet nid, très douce | Coin lecture et intérieur cosy |
| Chaise sur support autoportant | Sans perçage, se déplace au besoin | Balcon et location sans fixation |
Comment fonctionne un hamac chaise
Contrairement au hamac allongé, le fauteuil suspendu se fixe par un seul point d’ancrage situé au-dessus de votre tête. Toute la mécanique du confort repose donc sur ce point unique et sur la façon dont la toile s’ouvre. Deux grandes familles existent : les modèles à barre d’écartement, qui gardent l’assise large et dégagée, et les modèles cocon, sans barre, qui vous enveloppent davantage mais se referment un peu autour de vous.
Le choix dépend de l’usage. La barre facilite l’installation et la sortie, agréable si vous vous levez souvent, tandis que le cocon offre une sensation de nid plus intime, parfaite pour lire ou faire la sieste. Dans les deux cas, le point de suspension doit tourner librement, idéalement avec un émerillon qui évite à la corde de vriller quand vous pivotez. Pour une version allongée, jetez un œil à notre guide du hamac sur pied.
Les critères de confort à ne pas négliger
La largeur de l’assise commande tout. Une toile généreuse vous laisse vous caler en tailleur ou en travers, alors qu’une chaise étroite finit par comprimer les cuisses. Regardez ensuite si un repose-pieds ou un coussin est fourni : ces accessoires transforment une simple chaise en vrai fauteuil de détente, et prolongent nettement le temps qu’on y passe.
La matière de la toile joue sur le ressenti et l’entretien. Le coton, doux et respirant, reste la référence en intérieur ou sous abri ; le polyester traité résiste mieux aux UV et à l’humidité pour un usage extérieur permanent. Vérifiez enfin la qualité de la corde de suspension et du mousqueton : c’est le maillon qui encaisse tout votre poids. Une charge maximale d’au moins 100 à 120 kg constitue un minimum rassurant, avec de la marge par rapport à votre poids réel.
Fixation : plafond, poutre ou support
Trois options s’offrent à vous. La fixation au plafond ou sur une poutre demande un support massif et une cheville adaptée au matériau : béton, bois porteur, jamais une simple plaque de plâtre. Percez, chevillez, et testez toujours en tirant fort avant de vous asseoir. C’est la solution la plus discrète et la plus stable, mais elle laisse une trace et suppose que vous soyez chez vous.
Si vous êtes en location ou sur un balcon, le support autoportant règle le problème : pas de perçage, une base lestée qui tient la chaise et se déplace au gré de vos envies. Vérifiez simplement que le support est prévu pour un fauteuil suspendu, avec un bras courbé assez haut pour que vos pieds ne touchent pas la base. Enfin, une branche d’arbre bien vivante et de bon diamètre peut faire l’affaire, à condition de protéger l’écorce avec une sangle plate plutôt qu’une corde qui la blesserait.
Installation, sécurité et entretien
Une fois le point d’ancrage choisi, réglez la hauteur pour que l’assise arrive à hauteur de genou : trop bas, vous raclez le sol ; trop haut, vous vous hissez à chaque fois. Un émerillon à roulement à billes évite que la corde ne se torde et rend la rotation douce et silencieuse. Avant la première vraie utilisation, chargez la chaise progressivement de tout votre poids pour valider la tenue.
Côté entretien, une toile coton se dépoussière par un simple secouage et se lave à la main en cas de tache. Rentrez la chaise à l’abri en cas de pluie prolongée ou l’hiver, surtout si le tissu n’est pas traité pour l’extérieur. Inspectez de temps en temps la corde et le mousqueton, points d’usure naturels : au moindre effilochage, on remplace sans hésiter. Bien traité, un hamac chaise offre des années de balancement paisible. Et si l’envie d’espace vous prend, le hamac double prolonge le plaisir à deux.